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Two men, one woman, one couch

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Avatar : Freida Pinto

MessageSujet: Two men, one woman, one couch Dim 10 Jan - 22:14


Two men, one woman, one couch
Arthur Lee, Aaron Lindell & Samra Jihan
Mes yeux me brûlent, je suis obligée de les plisser à m’en faire mal pour voir les mots écrits sur les pages du livre que je tiens entre mes mains. Ma bougie n’éclaire que très faiblement, il faut dire que la nuit est tombée depuis longtemps. Je suis revenue travailler tout de suite après le repas du soir, je ne suis même pas sortie ce soir. Après tout, je suis déjà sortie cette semaine, et je veux vraiment apporter quelque chose à la cité. Celle-ci va mal, l’atmosphère est pesante en ce moment. Bientôt auront lieu les adieux à la dernière Antinea, et sa mort hante encore bon nombre de survivants. Moi je me demande surtout qui va hériter du poste. Je n’ai jamais assisté à l’élection d’une Antinea. Je referme le livre avant de me frotter les yeux. Je n’arriverai à rien ce soir. Je range alors avec soin mou ouvrage et mes notes, avant de souffler sur la bougie, me plongeant dans le noir.

Je connais la bibliothèque par cœur. J’adore y passer des heures, sentir l’odeur des livres. Et finalement, mes yeux se font vite à l’obscurité. Je me masse la nuque tout en sortant de l’aile et m’aventure à l’extérieur. Juste le temps de sentir l’air plus frais de la nuit, histoire que cela me réveille un peu. Un sourire se dessine sur mes lèvres quand, d’ici, j’entends, portées par le vent, quelques notes de musiques, assourdies par la distance. La fête bat son plein à New Vegas. Ils ne portent pas le deuil comme ici. Je danserais bien, mais il est trop tard. J’inspire profondément, et dirige mes pas vers ce qui est désormais mon chez-moi. Laissant la bibliothèque derrière moi, je me sens légère et j’imagine volontiers la musique, esquissant quelques petits pas. Mais déjà mon abri se dessine dans la pénombre. Quand on m’a dit que j’aurais ma « maison » en devenant chercheuse, je n’y croyais pas. Je n’avais plus eu de « maison » depuis mes six ans. J’ai connu les tentes, les bivouacs, les nuits à même le sol. Ou pire. Alors un chez soi… Bien à soi et qui ne bouge pas. Qui est toujours là. Ça change la vie. Bon, ce qui change aussi la vie c’est de devoir le partager. Au début, je n’étais pas vraiment ravie, mais je m’y étais faite.

Je pousse la porte, sans faire de bruit. Parce que je suis une colocataire sympa, qui évite de rentrer en faisant une tonne de bruit. Je serais bien capable d’aller me vautrer dans mon lit et de dormir toute habillée. Je dénoue mes cheveux, ôte le haut de mon sari. En espèce de jupon et sorte de « brassière » couvrant juste ma poitrine, je fais quelque pas dans la pièce commune – qui, dans l’Ancien Monde, ce serait appelée « salon ». Vraiment mal à la nuque. Ce n’est pas bon de rester la tête penchée sur des pages pendant des heures. Je presse un peu ma nuque, la faisant craquer, avant de poser mes fesses dans ce que nous avions appelé le « canapé ». Sauf que …

« BON SANG ! Qui êtes-vous ! »

J’hurle alors qu’en m’asseyant, je ne sens pas du tout mon canapé mais un corps humain et bizarrement, je sais que ce n’est pas Aaron. Alors instinctivement, j’ai brandi le couteau que cache toujours sur moi. Et là, je me rends compte que je connais déjà ce torse. Enfin, je ne le connais pas personnellement, mais je l’ai déjà vu… ainsi que la tête qui va avec. Aux entrainements des soldats.

« Arthur Lee ? Que… »

Est-ce que je suis vraiment en train de menacer l’héritier Lee là ? Je baisse légèrement ma lame, tentant de faire bonne figure, malgré la tenue et la situation. La première fois que je l’ai trouvé chez nous, j’ai pensé « eh mince, Aaron l’a eu, on avait dit pas à la maison ». Mais j’ai compris qu’en fait il n’était pas question de ça. Mais je ne me ferai jamais à l’idée d’un Lee chez moi. Surtout que je ne comprends pas vraiment ce qu’il fiche là.  

« Un problème dans votre chambre, monsieur ? »

Et voilà le deuxième brun qui débarque. Soupirant, je replace ma lame sous mon jupon, tentant toujours de rester un minimum digne.

« Il faut vraiment qu’on décide d’un signal quand on est accompagné », dis-je un peu énervée.

Spoiler:
 


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Avatar : Ben Barnes

MessageSujet: Re: Two men, one woman, one couch Lun 11 Jan - 22:42


J'aurais pu abandonner depuis longtemps déjà. Simplement baisser les bras et laisser tout en plan pour faire ce qu'on prétend véritablement attendre de moi dans le nouveau monde, mais je ne me suis jamais laissé aller à penser à ce fardeau qui me pèse sur les épaules bien malgré moi. Je n'ai pas choisi ça, rien de tout ça. Comme la plupart des gens toujours vivant pour en parler me direz-vous. Personne ne voulait de ce cataclysme, de cette remise à zéro du monde et ce qu'elle a engendré, mais ça n'est pas non plus tout le monde qui est considéré comme faisant parti d'une grande famille et qui doit subir tout le blabla qui va avec. On aurait pu faire parti du peuple, simplement se la jouer nomade dans ce qu'il reste du monde et vivre comme on l'entend, mais non. Ma grand-mère a dû être merveilleuse en ses temps de crise. Ne vous méprenez pas, je ne lui en veux pas. Je suis même fière que ce soit elle qui ait réussi à conduire tant de survivant en sureté, mais ce que je donnerais pour que ma mère ne se la joue pas 'un jour moi aussi je serai Antinea et ci et ça' qui incluent cette super supposé sœur qui lui pourrie la vie sans qu'elle s'en rende visiblement compte... Je ne veux pas de ça. Pas de 'je suis le petit fils de la première Antinea alors prosternez-vous devant moi et léchez-moi les pieds' ou de 'je serai en charge du Musée et patati et patata' et on ne m'y forcera pas. Ça n'est pas parce que mes nombreuses tentatives de fuites ont été en bonne partie des échecs quand j'étais gamin que je n'arriverai pas à échapper à tout ça.

La preuve, j'ai déjà franchi la première étape en faisant un choix par moi-même en ce qui concerne le cheminement de la vie qui se dessine devant moi, au grand damne de ma mère. Bonjour l'armée et adieu musée. C'est super, bravo. Oui et non. Ce qui est super avec le fait d'être un soldat c'est que la chose implique des entraînements et les dits entraînements sont assurément parfait pour à la fois changer les idées et évacuer un peu le trop plus de pression en donnant tout ce qu'on a jusqu'à ce qu'il ne nous reste pas la moindre once d'énergie dans le corps pour faire quoique ce soit d'autre que ramper misérablement dans notre lit des suites de tout ça. Forcément, s'il a de bons côtés, en soit basiques, il y a aussi de mauvais côtés. Plutôt un seul dans mon cas et il porte le nom d'Evan Lindell. Chiant à souhait depuis que je suis gamin et capitaine, parce que simple mec chiant ne suffisait pas, il se fait un plaisir de me rappeler le plus souvent possible que lui et moi on ne s'aime pas de la façon la plus déplaisante qui soit.

Mon erreur de la journée? J'ai peut-être pensé tout haut ce que j'aurais dû garder pour moi. Conclusion? Je me suis sauvé vite fait après l'entraînement, mais comme je ne suis pas un être totalement stupide je savais bien qu'en rentrant simplement auprès de ma si chère mère il me retrouverait. Comment faire d'une pierre deux coups alors en évitant et ma mère et Evan? Me cacher chez le frère d'Evan. Admettez qu'on s'attendrait à tout sauf ça comme réponse. Je peux vous rassurer sur le fait que ce n'est pas parce qu'Evan est un crétin qu'il en est de même pour Aaron Heureusement. Le fils cadet que je connais depuis toujours ou presque est en effet plutôt un bon gars. Du moins, suffisamment pour me laisser dormir sur son canapé de temps à autre. Ce soir inclus.

J'étais donc là, sur le canapé, à dormir bien tranquillement pour récupérer un peu l'énergie brûlée au cours de la journée en ne portant que ce qui me fait office de pantalon lorsque j'ai senti une pression sur mon torse. Inutile de vous dire que je me suis redressé plutôt rapidement. Il faut dire que j'ai cru qu'Evan m'avait trouvé avant de me rendre compte que la voix était plutôt féminine... et qu'une lame me pendait au nez. Levant un peu les mains en signe de reddition, je me suis finalement rendu compte qu'il s'agissait plutôt de la colocataire d'Aaron... avec qui je n'entretiens pas ce qu'on peu qualifier de relation amicale agréable en ce moment.

« Désolé Samra... vraiment vraiment désolé... »

J'ai baissé les mains en prenant le temps de m'asseoir, glissant une main malaisée dans mes cheveux. Ça n'est assurément pas à mon avantage tout ça. Surtout avec sa tenue...

« Je ne voulais pas te faire peur... »
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Avatar : George Blagden

MessageSujet: Re: Two men, one woman, one couch Jeu 14 Jan - 6:27

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aaron lindell - samra jihan - arthur lee
Il n'avait absolument pas prévu de passer la soirée chez lui, encore moins seul dans sa chambre, mais c'était pas mal de temps en temps aussi, notamment pour économiser un peu. Après les classes il avait traîné du côté de Stonehenge, échangeant matériaux et techniques avec quelques artistes, pour finalement rentrer à la maison à la tombée de la nuit et s'installer confortablement pour dessiner pendant une petite heure avant de ressortir. Il n'avait finalement levé les yeux de sa feuille qu'en entendant les coups pressés à sa porte, qu'il avait ouvert sur Arthur. Pas la peine de se demander ce qu'il foutait là et pourquoi il venait le trouver lui, il le savait déjà depuis un petit moment, et il l'avait laisser entrer. Choisir de faire ce qu'on voulait plutôt que ce qui avait été décidé par d'autres. Lui avait tout fait pour quitter l'Armée et rejoindre les Archivistes, Arthur avait fuit le Musée pour entrer dans l'Armée. Au début il avait eu envie de le secouer dans tous les sens en lui demandant pourquoi et s'il avait pas un problème dans sa tête, mais il s'était retenu et l'avait laissé squatter chez lui à chaque fois qu'il avait des ennuis.

Faisant définitivement une croix sur d'éventuels projets de sortie, il l'avait laissé s'installer et était retourné dans sa chambre, refermant la porte derrière lui avant de jeter sa tunique dans un coin. Tant pis, il ferait autre chose. Il sortit plusieurs lampes qu'il alluma, des pigments qu'il avait récupéré plus tôt, les croquis qui traînaient ça et là dans la petite pièce et se mit à dessiner, couvrant lentement du bout des doigts une partie du mur. La nuit avait avancé, lui était toujours concentré sur ce qu'il faisait, essayant de trouver les bonnes couleurs à la lumière chancelante. Ses mains furent bientôt couvertes de tâches colorées, comme une bonne partie de son torse et de ses bras, mais ce n'était pas très important. Il ne savait pas vraiment combien de temps était passé quand il avait entendu le cri et que certains vieux instincts avaient pris le dessus. Juste le temps de prendre la lame qui traînait toujours dans sa chambre, vestige d'un passé encore trop récent, et il s'était glissé en silence jusqu'à la pièce commune, prêt à attaquer l'intrus... Qui n'était en fait que sa coloc, installée sur Arthur. Relâchant finalement sa respiration, il en profita pour laisser passer un bon gros soupir et poser son arme contre le mur le plus proche pendant que Sam faisait disparaître la sienne et qu'Arthur s'excusait, alors que c'était lui qui avait failli être égorgé. Au moins il n'avait pas essayé de se défendre, ce qui aurait pu très certainement signifier un passage à l'Hôpital pour l'un des deux.


Si t'avais allumé une lampe t'aurais vu qu'il était là. S'il était accompagné, la personne concernée ne dormait pas dans le canapé, voir tout court. Ce qui n'était pas le cas avec Arthur. Physiquement il n'aurait pas été contre, mais non, pour tout un tas de raisons. Entre autres parce qu'il avait l'impression de se voir peu avant de quitter l'Armée. Mais je vais faire un panneau "Arthur Lee dort ici" et le mettre bien en évidence devant, Evan va adorer. Il se doutait que le Capitaine savait très bien où se trouvait Arthur. Fort heureusement la rancœur entre les deux frères était plus forte que son envie de mettre la main sur le jeune Lee et il n'avait encore jamais osé venir jusqu'ici. Il traversa la petite pièce commune et rompit un morceau de pain qu'il grignota en s'appuyant contre la table sommaire en bois. Bon vu que t'as réveillé toute la maison, et peut-être même l'Agora entière... Il s'est passé des trucs intéressants en ville ce soir? Possible qu'elle ait passé sa nuit à la Bibliothèque, mais même là-bas il y avait de quoi nourrir les rumeurs pendant des semaines. Enfin mis à part Arthur qui a... D'ailleurs t'as fait quoi cette fois? Il n'avait pas pensé à demander sur le coup, mais ça devait être quelque chose qui avait énervé son frère, assez pour qu'il ait envie de faire passer un sale quart d'heure au jeune homme.


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Avatar : Freida Pinto

MessageSujet: Re: Two men, one woman, one couch Ven 15 Jan - 7:23


Two men, one woman, one couch
Arthur Lee, Aaron Lindell & Samra Jihan
Je n’ai pas eu peur, qu’est-ce qu’il croit ? Bon d’accord, peut-être un peu, mais tout de même, ça a de quoi surprendre, non ? Et puis d’abord, pourquoi Arthur n’est pas tout simplement allé chez lui ? Qu’est-ce que c’est que ces grandes familles qui se fuient les uns les autres ou ces soldats qui finissent sur des canapés ? Si je devais fuir, j’irai tout de suite vers Tahar. Alors c’est qu’il doit bien y avoir quelque chose de vicié dans ces familles…  Quant à l’armée, je ne peux pas vraiment dire, je ne connais pas, ou juste les entrainements que je vais regarder. Bon, en même temps, si c’est une planque qu’il cherche. Rah, je n’en sais rien et il est trop tard. Mon regard passe d’Arthur à Aaron, torse nu également, mais recouvert de peinture. Eh bah on devait être beaux comme ça, tous les trois dans des tenues particulièrement saillantes. Je fais la grimace face à réplique ironique et ridicule de mon colocataire.

« Premièrement, je ne voulais pas te réveiller, mais je prendrai moins de pincettes la prochaine fois. Et deuxièmement ça ne me parait pas ridicule d’apprécier d’être prévenue quand on héberge quelqu’un ou que quelqu’un passe. Troisièmement, si Evan entrait par cette porte lui aussi torse nu, ce serait magique. Quatrièmement, je vous aurais laminés si on s’était battus.»

Il peut comprendre tout de même qu’on soit surpris par une présence étrangère chez soi. Et puis ça fait partie des règles de vie commune ! Et hors de question d’admettre que j’aurais pu me retrouver ko en cinq secondes à cause de l’un ou de l’autre. En revanche, j’ai bien le droit d’imaginer son frère torse nu puisque cela semblait être le mot d’ordre. En plus, soldat et fordiste, brun et plutôt bel homme, on ne pouvait pas m’en vouloir d’avoir une ou deux fois regardé Evan… comme cette fois où j’ai découvert qui il était, Aaron passant derrière moi et me murmurant « tu sais que c’est mon frère ». Brrr, j’en frissonne encore. Gros point noir quand on connait un minimum de leur relation.

« Pas grand-chose, je ne suis pas sortie, j’ai travaillé tard. Mais je suis à peu près sûre que deux archivistes n’étaient pas loin de repeupler la ville, et ça ne parle toujours que de la même chose. Les gens deviennent déconcentrés avec la mort de l’Antinea. On donne les Khalouani gagnants aux élections… »

C’est vrai, les chercheurs ne cherchent plus, ils spéculent ! Sur la raison véritable de la mort de l’Antinea, sur les prochaines élections, sur les changements qui pourraient advenir. Alors que franchement, ce n’est pas notre travail. On va aller voter, n va faire notre devoir, mais en attendant, nous devons étudier sérieusement, dans le but de trouver des solutions pour améliorer la vie de tous, et ce, durablement. Faisant quelques pas dans la pièce je m’approche d’Aaron, pour le détailler davantage, faisant glisser un doigt sur son torse.

« T’en as vraiment foutu partout… »

Je me tourne vers Arthur, consciente que ça peut paraitre bizarre ce geste. M’enfin c’est Aaron quoi, ce n’est pas comme s’il pouvait se passer quoi que ce soit.

« Vous… Tu es très confortable. Désolée pour… ça. Disons que généralement je suis au courant quand un homme passe chez moi parce que je suis rentrée avec. Bref. Qu’est-ce qu’un soldat fait ici à cette heure de la nuit ? Je vais finir par croire que j’attire les militaires. »

Je leur adresse à tous deux un regard lourd de sous-entendus… que je ne tiens pas longtemps. Surtout que techniquement parlant, je n’ai jamais connu Aaron en militaire. Et qu’Arthur et moi sommes loin d’être les meilleurs amis du monde.  Enfin, c’est surtout qu’on pourrait avoir des ennuis. Si Arthur a fait une connerie et qu’on le trouve ici… Je n’ai pas vraiment envie qu’on me tombe dessus. Je sais qu’ils ne vont pas nous fouetter pour si peu, mais j’autorité mal placée, j’ai déjà donné. Toute cette situation reste  un brin gênante…

« Personne n’a faim ? Soif ? Quelque chose ? »

Si seulement on était à New Vegas, un bon verre de vin ou de bière et au moins on aurait un peu meilleure contenance.


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Avatar : Ben Barnes

MessageSujet: Re: Two men, one woman, one couch Sam 23 Jan - 16:32


Comment dire... Je me sens un peu comme un intrus dans une scène de ménage pendant une fraction de seconde. Pas parce qu'ils sont à proprement parlé dans une scène de ménage, quoiqu'en fait je ne le sais pas vraiment parce que je n'ai pas vraiment cherché à approfondir la nature de leur relation puisqu'après tout ça ne me concerne pas du tout, mais simplement parce qu'ils semblent se lancer de petites piques bien senties. Du moins, c'est l'impression que j'en ai. Je suis peut-être encore un peu trop dans les vapes de la fatigue pour véritablement discerner ce qu'il en est exactement. Je me contente pour le moment de simplement écouter en me frottant un peu les yeux pour reprendre au minimum mes esprits avant que la question qui tue arrive, parce que forcément elle va arriver, et en espérant qu'Aaron plaisante avec cette histoire de panneau... Difficile à dire avec l'état dans lequel il se trouve, c'est à dire couvert de peinture. On doit véritablement être magnifiques à voir tous les trois. Aaron couvert de peinture, Samra dans une tenue que je m'efforce de ne pas dévisager pour ne pas subir davantage ses foudres et moi qui est peut-être crasseux de l'entraînement par-ci par-là. Peut-être pas encore suffisamment magnifiques pour Sam qui laisse sous entendre que si Evan était en plus de la partie...

En fait je ne veux pas imaginer ce qu'elle veux sous entendre par 'magique' et encore moins imaginer la tête d'Evan s'il me voyait ici. Même si à cette heure je doute qu'il veuille encore me réprimander pour un truc que je n'aurais pas dû dire. Il doit avoir mieux à faire. Quoi? Je ne le sais pas vraiment, mais je l'imagine aisément faire comme ses archivistes que Sam à mentionner. Ceux qui allaient repeupler la ville. Ouais, c'est mon image d'Evan. Le mec chiant à ses heures qui évacue la pression entre une paire de jambes ou avec un verre en main même à la fin de la journée. L'exemple à suivre... Peut-être que je me trompe, mais je m'en moque.


Je reprends lentement conscience de la situation pour mettre de côté toutes ses pensées véritablement vides de sens lorsqu'on en arrive à la question qui tue, c'est à dire pourquoi est-ce que je suis venu cogner à leur porte aujourd'hui plutôt qu'une autre journée. Oh, j'ai bien eu le sentiment de lancer un regard à Aaron, sourcils haussés, lorsque Samra a prétendu être en mesure de nous laminé parce que j'en doute fortement, mais ça n'en reste pas moins LA question qui m'a rappeler que prononcer quelques mots dans la situation actuelle serait peut-être un bon plan même s'ils ne joueront pas en ma faveur... tout comme le geste de Sam sur le torse d'Aaron qui concrétise peut-être une pensée tout compte fait.

« Ne t'excuse pas Sam... ra. C'est pas de ta faute. C'est de la mienne. Pour ce que j'en sais, tu aurais pu me découper en rondelles et je n'aurais pas eu mon mot à dire parce que je suis chez vous. Bref... »

Je me suis levé du canapé en soupirant.

« J'ai dit une bêtises c'est tout. Rien de bien grave, mais assez pour qu'Evan ait envie de me mettre son pied aux fesses. J'avais juste besoin d'être un peu tranquille pour dormir. »

Sans mentionner éviter les reproches incessants de ma génitrice lorsqu'elle se soucie un peu de moi et la présence de ma 'sœur' qui me rend fou au possible.

« Et je dirais pas non à un truc à boire. N'importe quoi. Enfin si vous voulez bien me garder pour la nuit. Je voudrais pas vous déranger avec... tout ça... »

Terminais-je en pointant du doigt le torse taché d'Aaron. Au point où j'en suis, vaut mieux demander que simplement assumer que ma présence est toujours d'actualité après tout ce petit remue ménage... qui ne sera malheureusement peut-être pas le dernier me connaissant.
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MessageSujet: Re: Two men, one woman, one couch Dim 24 Jan - 6:14

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aaron lindell - samra jihan - arthur lee
Son frère présent maintenant, magique? Catastrophique au mieux, voir clairement dangereux s'il avait fait un arrêt par New Vegas. Non seulement parce qu'il serait en présence de son cher frère maudit, mais qu'en plus il y aurait le mec qui lui a tapé sur le système le plus récemment. Vraiment pas une bonne idée, et il n'avait pas envie d'avoir à expliquer à son père, ou à la mère d'Arthur d'ailleurs, ce qu'il s'était passé. Parce que ça finirait évidemment mal. Mettant cette idée de côté, il avait eu un petit sourire devant les prétentions militaires de sa colocataire, croisant de regard de l'autre soldat dans la pièce en en retenant un plus grand. C'était mignon, mais aussi vraiment surestimer ses capacités.

Il s'était abstenu sur les relations qu'entretenaient certains archivistes, préférant reprendre un morceau de pain, tout comme sur ses prédictions pour les élections à venir. Il avait entendu d'autres résultats, qui donnaient un autre bord du Conseil gagnant, mais tout était encore trop incertain, trop de candidates. Il avait retenu un recul instinctif quand elle avait approché sa main de son torse, détournant le regard alors que son doigt glissait sur sa peau sûrement couverte de peinture. Ok il en avait foutu partout, mais elle n'avait pas à faire ça pour le lui faire remarquer, encore moins devant Arthur. Tout comme il s'était retenu de signaler qu'étant le premier habitant de cette baraque, elle était techniquement à lui et il pouvait donc inviter qui il voulait, quand il voulait. Pas la peine de commencer une engueulade dont il n'avait de toute façon pas envie.


Mâchonnant son bout de pain, il écouta donc Arthur s'excuser, Samra glisser qu'elle rentrait souvent accompagnée et qu'elle avait un truc avec les militaires et finalement re-Arthur. Tu ne déranges pas, et même si c'était le cas j'allais pas te laisser à la porte. Parce qu'il savait par quoi le jeune homme passait, même si leurs choix étaient opposés. La mère d'Arthur n'avait pas bien encaissé son départ pour l'Armée, son père à lui n'avait pas accepté qu'il en parte. Et par dessus ils avaient Evan sur le dos. Une fois j'ai dit à Evan de se retirer le cimeterre qu'il avait dans le cul... J'aurais bien aimé que quelqu'un me planque. Ou même juste disparaître de la surface de la terre, vu toutes les corvées et autres punitions qu'il s'était pris par la suite.

Tirant une chaise, il fit signe à leur hôte de venir s'installer et sortit des verres pendant que Samra prenait à boire, rien d'alcoolisé hélas, foutu Article 8,  pour finir par proposer quelque chose pour cette histoire de signal.Je crois qu'ils mettaient un bout de tissu autour de la poignée de la porte dans l'Ancien Monde, on peut faire ça si tu veux. Faut juste que ça reste discret. Pas un long voile rouge pétant quoi. Il posa les verres sur la table et ramena une lampe qu'il alluma avant de la poser à son tour, puis son postérieur sur une chaise. Surprenant un nouveau regard d'Arthur sur les tâches de peintures, il sourit avant de lui tendre un verre. D'habitude je vais aux thermes avant que tu te lèves. Ce n'était évidemment pas la première fois qu'il finissait comme ça, souvent quand Arthur squattait d'ailleurs. Bref, à part faire chier Evan, comment vas-tu? Jetant un regard à Samra qui les avait rejoint, il servit le jeune homme avant de remplir leurs verres. Pas le moment de se lancer dans un discours sur les Grandes Familles maintenant.

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MessageSujet: Re: Two men, one woman, one couch Dim 24 Jan - 22:36


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Arthur Lee, Aaron Lindell & Samra Jihan
Je hoche la tête aux excuses d’Arthur. Ce n’est pas tous les jours qu’un membre d’une grande famille s’excuse auprès d’un simple membre du peuple… bon d’accord, je suis mauvaise langue sur ce coup-là. Je jette un coup d’œil à Aaron quand le soldat évoque la « bêtise » qui aurait mis Evan en colère. Je ne connais pas personnellement l’aîné des Lindell, mais d’après les échos que j’en ai, il n’a pas l’air très commode… et pourtant, Tahar n’est pas mal dans le genre quand il est très fâché.  

« Plus on est de fous après tout. Va pour une tournée de jus de fruits alors.»

On aurait bien besoin d’alcool, mais cela fera diversion, c’est déjà ça. Je sors une bouteille d’un placard, alors que les garçons se sont déjà occupés des verres, écoutant la proposition d’Aaron. Je ne connais pas cette pratique. Un ruban pour prévenir si on est accompagné. Ma foi, ça m’a l’air plutôt judicieux. A condition qu’on ne vienne pas piquer le ruban.

« On peut amener des amis, bien sûr, j’ai juste été… surprise. Mais c’est une idée, on étudiera la question. »

C’est une nouveauté aussi, à laquelle on a dû se faire très vite il y a plusieurs années maintenant. Vivre ensemble, en toute sympathie, alors qu’on ne se connaissait pas et qu’on ne s’était pas choisis. Je les rejoints et les serre en souriant. AU moins ici, il y a une répartition équitable des taches. Je m’assois à mon tour.

« Désolée pour l’accueil, ce n’était vraiment pas contre toi. Même si je dois avouer que je suis plutôt étonnée de te voir ici. Troquer notre canapé contre un bon lit chez toi avec ta famille pour… »

En buvant mon regard s’est porté sur Aaron. J’ai certainement parlé trop vite. Moi je donnerai tout ce que je peux pour vivre avec Tahar, surtout après tout ce que nous avons vécu. J’ai tendance à idéaliser la notion de famille, peut-être parce que j’ai perdu la mienne trop vite et d’une façon trop violente. Mais chez certains, la famille ce n’est pas vraiment ça. J’ai du mal à comprendre, vraiment beaucoup de mal. Comment peut-on rompre les ponts ? Que s’est-il réellement passé pour que des liens se dissolvent comme ça ?

« Je suppose que c’est une affaire… secret défense ? J’ai trouvé cette expression dans un vieux livre, je l’adore.»

Je finis mon verre d’une traite. J’aimerais bien savoir de quoi il en retourne en réalité. Ça m’amuse, autant que cela m’attriste de voir que des familles peuvent être brisées sur le simple « mon fils n’a pas obéi à mes ordres ». S’ils savaient… S’ils savaient ce que cela fait d’être séparé des siens pendant des années… Je me demande quand même quelle est l’histoire d’Arthur avec sa famille. Mais Aaron est toujours là pour désamorcer le moindre sujet pouvant dériver vers le conflit. D’ailleurs, c’est typique, cette question. Vraiment une histoire de politesse ou de discussion d’une neutralité terrifiante. "ça va ?" une question passe-partout, où l'on espère que l'autre ne va pas passer son heure à nous raconter ses malheurs. Une question à laquelle tout le monde répond "ça va", parce qu'on ne dit pas réellement ce qu'il y a au fond de nous. Une question banale. D’autant qu’il m’a fait le coup il n’y a pas cinq minutes. Il pense vraiment qu’on ne l’a pas remarqué ? Mais je sais pourquoi il la pose. Je sais qu'il n'y a rien de méchant derrière, juste une volonté d'aller vers un terrain neutre.

« Et toi ? Que dessines-tu de beau ? Pardon Arthur, raconte-nous ta journée et ce qui t’a poussé à commettre une telle folie que de t’opposer au grand Evan Lindell. Sans rire, il est si horrible que ça ? »

Non parce que des personnes antipathiques ou effrayantes, il y en a, ici. Bien sûr, elles ne sont pas aussi inquiétantes que celles que j’ai pu rencontrer à l’extérieur – et qui y rôdent encore certainement – mais Evan reste un grand mystère.


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MessageSujet: Re: Two men, one woman, one couch Jeu 28 Jan - 17:23


Je ne sais pas s'il en a toujours été ainsi en ce monde ou si c'est une nouveauté du Nouveau monde, mais il est peuplé de crétins et de bonnes personnes. Dans la catégorie des bonnes personnes, il n'y avait pas le moindre doute sur la présence d'Aaron. Simplement par cette simple remarque stipulant que même si je l'avais dérangé, il ne m'aurait pas laissé à la porte alors que je suis venu y cogner pour une nouvelle demande d'asile temporaire pour la nuit. Il n'avait pas l'obligation de faire ça, de me garder sous son toit de temps à autre et supporter une présence que je lui imposais presque simplement en venant cogner du poing à sa porte. Il le faisait tout de même. Peut-être parce qu'il comprend mieux que quiconque comment on peut avoir du mal à supporter ce crétin d'Evan. Je n'aurais pas voulu de lui comme frère pour tout l'or du monde et je n'oserais assurément pas aller aussi loin que lui dire d'enlever le cimeterre qu'il a dans le cul... même si j'approuve l'image. Je me contenterais probablement de quelque chose de plus léger, mais qui aurait le don de l'énerver tout de même. Comme ce que j'ai cru bon de mentionner plus tôt dans la journée et que je ne répèterai pas simplement parce qu'il vaut mieux ne plus y penser.

« Le cimeterre... bien pensé. Dans tout les cas, j'apprécie vraiment. Je saurai te le rendre un jour. »

Je pris place près d'eux, une pression en moins sur les épaules quant à l'idée de devoir me trouver un autre coin tranquille pour passer la nuit. À cette heure, ça aurait été plutôt difficile et rentrer à cette heure chez moi c'était m'exposer à des remarques que je n'avais pas du tout envie d'entendre. J'aurais encore préféré dormir au centre du désert en solitaire. Coin tranquille restait tout de même très peu précis parce que bon je ne pouvais pas vraiment empêcher les occupants de l'endroit de vivre ou poser des questions. J'imagine qu'il est difficile de concevoir qu'une personne comme moi, disons faisant parti des grandes familles, souhaite tout sauf le confort pour passer sa nuit. Même si je n'avais pas à me plaindre du confort du canapé.

« Sans être secret défense, je n'aime simplement pas en parler. »

Avoir une mauvaise langue et parler en mal de ma génitrice à qui veut bien l'entendre aurait été le summum de l’arrogance à n'en point douter et je n'étais pas désespéré au point de le faire. Je ne le serais probablement jamais. Il y a bien Joaquin qui se doutait de quelque chose, mais il n'avait pas non plus en sa possession les détails précis de la chose que je gardais précieusement pour moi.

« Et à l'exception de ce petit accrochage avec Evan... je peux dire que ça va plutôt bien. Je ne sais pas si horrible est vraiment la bonne façon de le décrire, mais disons que je me demande s'il a vraiment de bons jours où si c'est simplement de me voir qui bousille sa journée. Enfin... il a juste poussé un peu trop loin le bouchon de ma patience et j'ai un peu trop poussé le bouchon de l’arrogance en fin d'entraînement parce que j'en avais assez. Rien de bien différent de d'habitude. »

Compte tenu des circonstances, je peux dire que tout va bien oui. Tant que je ne suis pas malade et alité de nouveau durant une éternité, je ne peux que me porter à merveille malgré les petits accros.

« Alors Aaron, dit nous tout sur ce que tu fais avec toute cette peinture. »

Histoire de détourner la conversation sur autre chose que moi...
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MessageSujet: Re: Two men, one woman, one couch Jeu 11 Fév - 19:43

Sometimes we can choose the paths we follow. Sometimes our choices are made for us.
aaron lindell - samra jihan - arthur lee
L'expression de sa colocataire le fit sourire derrière son verre, comme sa question sur le Capitaine. Il avait haï son frère, pensé de nombreuses fois à tout un tas de noms d'oiseaux dans beaucoup de langues qui lui iraient parfaitement, quelques autres qu'il aurait préféré qu'il n'existe pas du tout, mais quitter l'Armée et sa famille lui avait permis de prendre du recul. Malgré tout Evan était le grand frère sur qui il avait toujours pu compter quand ils étaient enfants, l’aîné qui lui avait appris tant de choses, le supérieur qu'il avait respecté et admiré. Il est pas si terrible que ça. Bon des fois un peu, mais il a eu une enfance difficile et il s'est adapté comme il pouvait pour survivre. Ils l'avaient tous fait, chacun à leurs façons, et parfois ça créait des accrochages. Y compris au sein d'une même famille, ce que Samra ne devait pas forcément comprendre. De ce qu'il savait de son parcours et de son passé ce n'était pas étonnant, mais ce n'était pas encore ce soir qu'il lui expliquerait pourquoi des fils de Grandes Familles préféraient couper les ponts avec les leurs. Principalement parce qu'Arthur était là et qu'il n'avait pas envie de l'embarquer sur cette pente glissante, ou qu'il laisse échapper des informations que l'éducateur avait caché avec succès jusque là, mais aussi parce que ça l'arrangeait. Mais les militaires ont tendance à être durs niveau caractère... Et histoire de bien clore cette partie de la discussion, il lâcha un discret "Et pas que..." avec un sourire en coin avant de reprendre une gorgée.

Il n'aimait pas être le centre de la conversation, encore moins avoir l'attention de tout le monde sur lui. Jamais aimé ça, y compris dans son "ancienne vie". Être un simple lieutenant dans une milice au milieu du désert, pas le Capitaine de la Milice d'Abalessa. Des fois il avait même du mal avec ses propres élèves. Mais parler peinture le dérangeait moins. Je barbouille comme les gosses que j'ai tous les jours! Essuyant une tâche sur son bras du bout des doigts, il les passa sur le haut du torse du soldat, avant de capter le regard mauvais de la brune. Si on pouvait plus peindre les gens... J'ai commencé une nouvelle fresque sur le mur en face de mon lit. Enfin les bases, il fait trop sombre pour les détails. Et il faudrait encore certainement d'autres nuits avant que ça ressemble à ce qu'il avait en tête, des semaines même s'il ne trouvait pas les bonnes couleurs. Voire jamais, vu qu'il n'avait plus que ses souvenirs et les esquisses qu'il avait tracées au fil des années. Donc pour le moment, surtout des aplats bleus et violets, et beaucoup de blanc pour faire ressortir les couleurs claires. Il aurait payé cher pour de bons vieux tubes de peintures comme quand il était gosse, mais ça n'existait plus. En tout cas pas dans leur partie du Nouveau Monde. À la place il se débrouillait avec des pigments et divers liants, comme faisaient les peintres de l'Ancien Monde à l'époque où eux non-plus n'avaient pas de peinture toute prête.

Il termina son verre avant de resservir tout le monde en reprenant. Je fais le château de glace de La Reine des Neiges, pas simple de trouver des couleurs froides dans le coin, c'était plus simple avec celle d'avant. Pocahontas, mais je sais plus si c'est le nom de la nana ou celui du dessin animé. Surtout qu'elle avait une longue chevelure noire qui volait au vent, et que les couleurs étaient proches de ce qu'on pouvait trouver à Abalessa. Et oui il était très centré sur Disney pour la décoration de sa chambre, même si ça faisait des décennies qu'il n'en avait pas vu, parce que c'était ce qui lui avait donné envie de dessiner. Et il n'y avait pas que ça non plus, en trois ans il avait largement eu le temps de recouvrir les murs de scènes peintes avant de passer un coup de blanc pour ensuite recommencer. T'avais pas vu la dernière fois que t'es entrée Samra? Je crois que j'avais déjà fait une partie du haut, mais se voyait peut-être pas vu que c'est du bleu presque blanc... Il était courant que la jeune femme vienne dans sa chambre pour lire, se faire dessiner dessus ou d'autres choses qui étaient devenues banales avec le temps, même si ça n'avait pas été facile au début. Je vous montrerais demain matin si vous voulez, là ça donne pas grand chose avec les lampes. Pour une fois qu'il n'avait rien ni personne à cacher dans sa chambre, autant en profiter.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Two men, one woman, one couch Jeu 11 Fév - 19:43

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MessageSujet: Re: Two men, one woman, one couch Dim 14 Fév - 18:34


Two men, one woman, one couch
Arthur Lee, Aaron Lindell & Samra Jihan
La façon dont ils parlent, ça n’a de cesse de me surprendre. J’ai été esclave et que ce soit avec les somaliens ou avec les bédouins, si l’un d’entre nous poussait le bouchon un peu loin, il se faisait corriger avec violence. Tahar et moi en savions quelque chose. Ici, c’était différent.

« Il reste un Capitaine, et donc il a l’autorité pour te faire marcher droit. »

Une mise en garde, parce que je sais ce que ça peut coûter que de s’opposer à l’autorité. Par contre, je ne comprends toujours pas pourquoi les deux hommes à mes côtés se sont à ce point éloigné de leur famille. Arthur a encore une mère, et une sœur. Aaron a encore son père, son frère et sa sœur. Je connais son histoire à lui, pas celle du soldat. Mais ayant perdu mes deux parents à quoi… six ou sept ans, j’ai du mal. J’ai grandi sans eux, pas avec eux, pas comme Aaron et Arthur, et je sens bien que cela restera un fossé entre nous. Aaron m’arrache toutefois un sourire discret avec son commentaire sur la « dureté » des militaires. Il faut dire qu’avec le temps, j’ai compris que nous avions une attirance commune pour certaines choses. Ce qui m’avait surpris quand je l’ai découvert. Et quand j’ai compris ses allusions sous la ceinture. Car je ne les entendais pas du tout les premiers mois, rougissant quand je percevais des paroles … disons… portées sur la chose. Il m’avait fallu du temps pour accepter ça aussi.

Je bois un coup en imaginant un militaire… Sauf que j’en ai un sous les yeux… que mon coloc… qu’est-ce qu’il fait ? Je le regarde sévèrement…. Est-ce qu’il est vraiment en train de le draguer sous mon nez ? Non que je compte le séduire. Après tout, c’est un membre de grande famille qui rejette les siens, mais tout de même. Il connait mon faible et mon type – physique – d’homme. Et quand bien même, ça ne se fait pas. En plus maintenant, Arthur a une trace sur lui. J’essaye de me concentrer sur ce qu’Aaron explique de sa peinture, mais je ne vois plus que cette tâche sur Arthur. C’est franchement hypnotisant alors que je n’ai pas du tout envie de regarder ça… Je capte quelques mots… genre aplats, bleus, mais sérieux cette tâche violette…

« La Reine de quoi ? »

Oui, j’ai entendu quand même quelques petits mots, mais je ne sais pas ce que c’est. J’ai lu des trucs sur la « neige », je crois que c’est le mot qu’il a utilisé, mais je n’en ai jamais vu. Et je ne sais pas qui est cette Reine. Une ancienne Antinea ? Ou une ancêtre d’Antinea peut-être. Pocahontas… ça ça me dit quelque chose mais… non je ne sais plus. Et puis sérieusement, Arthur a toujours sa trace violette.

« Ah si, ça me dit quelque chose. Mais j’avoue que je ne fais pas vraiment attention aux murs quand je viens dans ta chambre… »

Je fronce les sourcils, entendant ce que je viens de dire.

« Enfin, non. Si, je veux dire, c’est vrai que si ça ne saute pas aux yeux je ne fais pas attention. Je viens lui emprunter des livres ou lui demander de me traduire des… oh et puis zut. »

Je termine mon verre cul sec. Je n’ai rien à expliquer ou justifier. Heureusement qu’il propose de nous faire voir pour détourner l’attention. Demain ce sera bien, avant d’aller au camp.

« Bon, c’est pas possible là. »

Je me lève, attrape un bon de chiffon que je mouille avec un peu d’eau qui reste au fond d’une carafe, de l’eau impure à la consommation, juste histoire de se débarbouiller ou de se laver les mains. Et je m’approche d’Arthur pour lui enlever cette tâche sans lui demander son avis.

« Désolée, sur Aaron j’ai l’habitude, il est pire que ses gosses – bon, en plus, j’ai l’habitude de le voir ainsi, surtout qu’il dessine assez souvent sur ma peau, donc… mais ça, le soldat n’a pas à le savoir – mais la petite tâche là, c’est juste ridicule. »

Mais même si je ne l’apprécie que moyennement, qu’est-ce qu’il est bien fichu. Je me recule, reprenant bonne contenance et jetant un regard à Aaron, libre à lui de l’interpréter comme il veut.

« En tout cas, je note que j’ai affaire à deux personnes âgées. Je rentre du boulot, me tâte à aller danser, et j’en trouve un qui dessine et l’autre qui dort ! Irrécupérables. »

Provocation ? Peut-être…


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MessageSujet: Re: Two men, one woman, one couch Lun 22 Fév - 15:54


Pas si terrible que ça. C'est bel et bien les mots qu'il a employé. Des mots qui m'ont presque fait m'étouffer avec la gorgée de breuvage que j'ai prit pour me rafraîchir un peu la gorge. Soit on ne faisait visiblement pas référence à la même personne, soit on ne parlait pas de lui au même moment de son existence. Bébé, je veux bien croire qu'Evan n'était pas si terrible que ça, mais de ce que je sais de lui depuis des années je peux dire que j'ai vraiment connu mieux niveau pas si terrible que ça. Enfin, j'imagine que le mieux est de simplement poursuivre la conversation sur un autre sujet qui ne gâchera pas ce qu'il reste de la journée ni ce moment déjà beaucoup plus agréable que celui vécu à l'arrivée de Samra. Du moins pour ma part. Avoir une arme sous la gorge ne fait malheureusement pas parti de mon idéal de soirée. Je vois suffisamment d'armes dans une journée pour avoir besoin de décrocher un peu de tout ceci une fois la journée terminée même si j'ai de mon plein gré décidé d'emprunter cette voie. Samra n'avait tout de même par tord sur un point. Evan restait un Capitaine et il avait une autorité bien supérieure à celle que j'avais que je l'apprécie ou non.

J'ai jeté un regard en direction d'Aaron à son commentaire concernant le caractère... et pas que... de dure chez les militaires. Oh je ne veux pas savoir à quoi il fait référence. Je n'ai vraiment pas besoin de me casser la tête avec tout ça en plus de tout ce avec quoi je me casse déjà la tête pour survivre dans ce monde qu'on peut assurément qualifier d'hostile. Je n'ai pas non plus été en mesure de retenir un certain malaise lorsque Aaron a passé son doigt couvert de peinture sur mon torse, y laissant une petite trace au passage. Est-ce qu'il y a quelque chose que je n'ai pas compris? Je suis tant obsédé par toutes ses choses qui régissent mon existence que je n'arrive plus à voir ce qui me pend au nez? J'ose espérer que non tout comme j'ose espérer qu'il n'y avait aucun sous-entendus dans son geste parce que je ne joue pas pour cette équipe. S'il trouve le caractère des militaires dur, il n'est pas près d'adoucir le mien en agissant ainsi. Il m'héberge, mais jusqu'à maintenant ça n'a jamais réellement été plus que ça et je doute fortement que ça le devienne. Il faut être réaliste. Sans doute est-ce simplement le commentaire passé avant le geste qui me fait imaginer des choses alors qu'il faut peut-être simplement y voir une façon de me taquiner tout en détendant l'atmosphère qui me semble tout de même pas des plus tendue.


Je n'ai tout de même pas passé de commentaire ni même posé de questions à ce sujet ou prit le temps d'essuyer la dite tache, me contentant de continuer de l'écouter parler de son art afin de continuer sur cette bonne lancée de changement de sujet que j'avais entamé même si c'était totalement incompréhensible pour moi. Autant sa façon de parler d'aplats que la mention du château de glace de La Reine des neiges que je suppose être un personnage quelconque tout comme cette Pocahontas. J'avais tendance à oublier qu'Aaron reste un peu plus âgé que moi, même si ce n'est que très légèrement, et qu'il devait donc avoir des souvenirs un peu plus précis que les miens de la vie avant le Nouveau monde.

« On verra ça demain oui... »

Enfin bref, le commentaire de Samra ne fit qu'ajouter un peu plus au malaise qui commençait à s'installer en moi. Je n'ai rien contre le fait qu'ils... enfin qu'ils partagent une chambre de temps à autre. Ils font bien ce qu'ils veulent de leurs existences, mais je suis plus que convaincu de ne pas vouloir être mit au fait de ce genre de détails même si elle essaie d'expliquer que ce n'est pas ça... ou peut-être que si... qu'elle voulait laisser sous entendre. Décidément. Sans suivre totalement le mouvement, je porte mon verre à mes lèvres en me raclant la gorge alors que je vois Samra se lever, mais je n'ai pas le temps d'apprécier le breuvage qu'elle se penche sur moi avec un chiffon pour essuyer la tache. Je n'arrive pas à me souvenir la dernière fois qu'on m'a autant touché en dehors des entraînements.

« Merci... »

Quoi dire de plus? Je suis un peu à cours de mots pour embellir mon discours qui n'est jamais des plus étoffé. Je prends tout de même le temps de boire la gorgée pour laquelle j'avais approché mon verre de mes lèvres avant de répondre à son commentaire.

« Peut-être qu'après une journée avec Evan tu aurais aussi envie de dormir un bon coup. »

Et je sais que ça laisse place à l'interprétation. Pas besoin de me le faire remarquer.

« Essaie et on en reparlera ensuite. »
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MessageSujet: Re: Two men, one woman, one couch

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